Syrie, qui se bat contre qui ?

Syrie comprendre le conflit syrien daech bachar guerre kurdeAlors que les forces du régime, appuyées par l’aviation et les forces spéciales Russes, viennent de reprendre Palmyre, GlobaleDiplomatie.com consacre une série d’articles pour enfin comprendre le conflit syrien.   Premier article, qui se bat contre qui ?

2L’opposition au régime Al-Assad :

5Sûrement le plus connu des groupes islamiques terroristes, l’Etat Islamique est issu de la rébellion sunnite irakienne. Après la chute du régime sunnite de Saddam Hussein le pouvoir est donné aux Chiites irakiens. Les sunnites sont écartés des postes clefs et de l’armée, ils subissent aussi des exactions de la part des chiites. En rébellion se fédèrent dès 2004, des membres d’Al Qaida, des anciens cadres du précèdent régime et des sunnites exaspérés. L’organisation subit de nombreuses défaites face aux américains, et reste longtemps silencieuse. Le groupe participe d’abord discrètement puis activement à la rébellion syrienne en 2011.  « L’État islamique en Irak et au Levant» est proclamé en avril 2013 par leur leader : Abou Bakr al-Baghdadi. Leur but est de proclamer un califat sur les territoires qu’il administre, soit une partie de l’Irak et de la Syrie. Le groupe compte environs 30 à 50 milles combattants.

front al nostra syrie daech guerre conflit bachar geopolitique comprendreLe front al-Nosra est l’unique  force  affiliée officiellement à Al-Qaïda. Contrairement à l’Etat Islamique, Ils prônent un djihâd global contre les régimes arabes mais aussi contre l’Occident. Néanmoins, par pragmatisme, ils luttent en priorité contre  le régime d’Assad, afin de le remplacer par un gouvernement sunnite. Le front Al-Nostra cherche à se présenter comme une alternative moins radicale et violente de l’EI, sans pour autant renier son allégeance à Al-Qaïda. Même si leur idéologie est très proche, sur le terrain l’EI et le front Al Nostra s’oppose parfois militairement. Principalement, pour des enjeux militairement ou économiquement stratégiques.  Le front al-Nosra est dirigé par Abou Mohammed al-Joulani. Le groupe compte environs 10 000 hommes. Comme pour l’Etat Islamique, le Front Al-Nosra dispose de nombreux financements Qataries et Saoudiens (principalement privés…), la passivité Turque est aussi un facteur d’aide important.

syrie guerre daech bachar conflit daech isis front islamique el islamCe mouvement est formé en 2013 par plusieurs groupes hétéroclites : islamistes « modérés », transfuges de l’armée syrienne libre et salafistes de tous ordres.  Le mouvement a une seule ambition, obtenir une certaine respectabilité auprès des gouvernements occidentaux. Pour cela le groupe a cherché à collaborer avec les services occidentaux. Leur proximité avec le front Al-Nostra et la porosité de leur organisation laissent septiques les observateurs.  Le nombre des hommes du front islamique varie perpétuellement, mais la force ne dépasse pas 3 000 hommes.

7Souvent évoquée dans les médias, l’ASL  n’est en rien une force militaire organisée. Elle regroupe une myriade de groupes armés, composés de volontaires ou d’ex soldats du régime. La théorie veut que les groupes membres de l’ASL soient liés au Conseil Militaire suprême de l’opposition Syrienne, mais sur le terrain les alliances avec le front Al-Nostra ou le Front Islamique sont courantes… L’ASL a bénéficié de formations et d’équipements de la part des puissances occidentales dès 2012. Cette aide n’a pas permis au groupe de prendre un avantage sur le terrain. De nombreux équipements ont été perdus au profit des groupes islamistes.  Autre fois estimé à 20 000, le nombre des hommes de l’ASL est en réalité bien moindre, entre 4 000 à 6 000 hommes.

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L’Armée de la libération est une coalition qui  intègre des factions de l’Armée syrienne libre (ASL), des éléments du Front islamique  et du front Al-Nostra ainsi que des groupes islamiques divers (marocains, tchétchènes ou saoudiens). Le groupe se bat à la fois contre le régime d’Al Assad et contre Daech. Il est considéré par plusieurs organisations internationales et des pays comme la Russie, comme un groupe terroriste. Cette coalition montre parfaitement la porosité entre les différents groupes islamistes radicaux et l’opposition dite « modérée ».  

9« Les hommes libres du pays de Damas », regroupe une multitude de groupes salafistes proches des Frères musulmans. Contrairement à Daech, son combat se limite au territoire syrien, avec pour objectif d’établir un État sunnite islamique.  Créé en 2011, il est principalement présent dans la région de Damas.Ce groupe est soutenu par l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie.

Les soutiens du régime Al-Assad :

4Elle compte plus de 100 000 hommes et bénéficie de l’aide de plusieurs centaines de conseillers militaires Russes et Iraniens. Elle est équipée d’une aviation et d’une artillerie en état de combattre. La Russie et l’Iran soutiennent l’effort de guerre en fournissant gracieusement ou à crédit armes et munitions.

14La force Al-Qods est composée des gardiens de la révolution iranienne, elles mènent des opérations militaires en Syrie. Principalement sous forme d’actions d’infiltration (forces spéciales) ou de protection de la frontière Iranienne. Leurs nombre est inconnu.

11Le Hezbollah est un groupe militaire chiite Libanais, largement entretenu par l’Iran. Son leader, Hassan Nasrallah, reconnait ouvertement que son mouvement combat partout en Syrie aux côtés du régime. Leur nombre est estimé à 10 000 combattants.  

3La Russie assure un soutien en équipement, formation, et organisation au régime. Depuis peu, elle assure des frappes aériennes contre l’Etat Islamique et l’Armée de la Libération. La Russie compte environs 1 800 hommes sur le territoire syrien.  

Les FORCES Kurdes

12Les kurdes du YPG (unités de protections du peuple) affrontent à la fois les groupes islamistes et le régime d’Al Assad. Pour l’heure,  il n’y a pas eu de réels combats contre les forces gouvernementales, une sorte de trêve tacite.  En revanche les combats contre l’Etat Islamique sont réguliers est très violents. Les forces kurdes en Syrie sont estimées à environ  20 000 hommes.

13Le 11 octobre 2015, les YPG ont créé les Forces démocratiques syriennes (FDS), une nouvelle coalition arabo-kurde, comprenant plusieurs milices et bénéficiant du soutien aérien de l’OTAN.

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Par Antoine Valentin

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