Qui est Sergueï Choïgou ?

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Après avoir décrit le ministre des Affaires étrangères de la Russie Serguei Lavrov, penchons-nous sur un autre membre du triumvirat russe, Sergueï Choïgou, le ministre de la Défense, qui de l’Ukraine à la Syrie en passant par la communication du président Vladimir Poutine est un membre incontournable du Kremlin.

9 mai 2015, debout, Sergueï Choïgou lance verbalement le défilé célébrant la victoire sur l’Allemagne nazie lors de ce que les Russes appellent la « Grande guerre patriotique ». Son discours de lancement se termine par un signe de croix, lui, l’enfant de la République de Touva dans le sud de la Sibérie et proche de la Mongolie bouddhiste.

Avant cela, Sergueï Choïgou a commencé sa carrière en tant que fonctionnaire pour le Parti Communiste après avoir débuté dans les domaines de l’industrie et de la construction dans les années 1980. Par la suite, ce diplômé d’un institut polytechnique fut proche du Kremlin sous les années Eltsine où il rencontra Vladimir Poutine. C’est dans ces années-là qu’il devient adjoint au président du comité d’état sur l’architecture, avant d’être le ministre des Situations d’urgence de 1994 à 2012, ce qui lui permit d’être connu par l’opinion russe. Un ministère assez puissant en Russie qui s’est occupé dernièrement du crash de l’avion russe dans le Sinaï.

Plus un proche qu’un fidèle de Vladimir Poutine, Choïgou ne fait pas parti du clan des « Peters » (les fidèles de Poutine, tous originaires de Saint Pétersbourg), ce qui ne l’empêche pas à la fin des années 1990 et début des années 2000 d’être un haut dirigeant du parti Russie Unie de Vladimir Poutine.

Nommé gouverneur de l’oblast de Moscou en mai 2012, il quitte ce poste dès novembre pour remplacer au ministère de la Défense Anatoli Serdioukov peu apprécié par les généraux. Issu du monde civil, il obtient le grade de général avec ce poste, lui qui se vante d’être le nouveau « bouclier » de la Russie, tel un Joukov.

Depuis, Sergueï Choïgou est sur tous les fronts. Avec d’une part l’annexion de la Crimée en février 2014, le conflit dans l’est de l’Ukraine, et d’autre part les opérations russes en Syrie depuis octobre. Mais aussi des visites officielles en Iran, sans oublier la tâche de mener la réforme de l’armée. Grand projet du président Poutine, cette réforme veut augmenter la qualité de l’armée composée d’un million d’hommes, avec une politique de réarmement pour sanctuariser un budget de 46,5 milliards de dollars afin de pouvoir parer à la « menace de l’OTAN » pour Serguei Choïgou.

Ukraine, Syrie, et conseillant même Vladimir Poutine d’avoir une image d’homme sain et viril par opposition aux présidents Brejnev ou Eltsine, nul doute que la solution face à l’État Islamique et la réponse de la Russie à l’encontre de la Turquie après que cette dernière abatte deux avions russes est en partie dans les mains de Sergueï Choïgou.

Par Romain Dewaele

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